
Le logement social dans la Petite-Patrie
La Petite-Patrie compte environ 1 773 logements sociaux et communautaires. Cela représente seulement 5,5 % des logements du quartier, une proportion moins élevée que dans l’ensemble de Montréal. Pourtant, les besoins sont importants : les loyers ont fortement augmenté au cours des dernières années et de nombreux ménages à faible ou modeste revenu ont de plus en plus de difficulté à se loger.
Le logement social permet de soustraire des logements à la recherche de profit et d’offrir des logements plus accessibles et plus stables. Il existe plusieurs formes de logements sociaux. On peut principalement les diviser en deux grandes catégories : les logements sociaux publics et les logements sociaux communautaires.
Les logements sociaux publics
Les logements sociaux publics appartiennent à un organisme public ou gouvernemental. Dans la Petite-Patrie, on retrouve notamment des HLM, ainsi que d’autres logements publics qui ne sont pas des HLM.
Les HLM — Habitations à loyer modique
Les HLM sont des logements publics destinés aux personnes et aux familles à faible revenu qui n’ont pas les moyens de se loger convenablement sur le marché privé. À Montréal, ils sont gérés par l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM).
Le loyer d’un HLM est généralement fixé à 25 % des revenus du ménage, auquel peuvent s’ajouter certains frais comme l’électricité. L’accès aux HLM est soumis à des critères de revenu et d’admissibilité établis par le gouvernement du Québec.
Les logements publics non HLM
Il existe aussi des logements qui appartiennent au secteur public, mais qui ne sont pas des HLM. Dans la Petite-Patrie, on retrouve notamment des logements gérés par l’OMHM, comme certains projets En Harmonie, ainsi que des logements appartenant à la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM). On recense 295 logements publics non HLM gérés par l’OMHM et 146 appartenant à la SHDM dans le quartier.
Contrairement aux HLM, leur loyer n’est pas nécessairement fixé à 25 % du revenu. Il s’agit plutôt de logements dont les loyers et les critères d’accès varient selon le programme et le projet.
Les logements sociaux communautaires
Les logements communautaires n’appartiennent pas au gouvernement. Ils appartiennent à des organismes collectifs sans but lucratif. Leur objectif n’est pas de générer des profits, mais d’offrir du logement qui répond aux besoins de la communauté. Deux principales formes existent : les OBNL d’habitation et les coopératives d’habitation.
Les OBNL d’habitation
Un organisme à but non lucratif d’habitation (OBNL-H) est un organisme privé sans but lucratif qui possède et gère des logements dans une mission sociale. Les logements appartiennent à l’organisme et sont loués aux locataires.
Certains OBNL sont ouverts à une grande diversité de ménages, tandis que d’autres s’adressent à des groupes ayant des besoins particuliers, par exemple des personnes aînées, des personnes à risque d’itinérance ou des personnes ayant besoin de soutien communautaire.
Les loyers varient d’un OBNL à l’autre. Certains logements sont subventionnés et peuvent alors être calculés en fonction du revenu du ménage.
Les coopératives d’habitation
Une coopérative d’habitation est un immeuble ou un ensemble d’immeubles appartenant collectivement à la coopérative. Les personnes qui y habitent sont à la fois locataires de leur logement et membres de la coopérative.
La coopérative fonctionne de façon démocratique : chaque membre a un vote et les membres participent aux décisions concernant leur milieu de vie, notamment lors des assemblées générales et au sein des différents comités.
Les loyers sont établis par la coopérative afin de couvrir ses dépenses plutôt que de générer des profits. La plupart des coopératives comptent également des logements subventionnés pour les ménages à faible revenu.

Vous voulez en savoir plus sur les logements sociaux ? Consultez notre calendrier en cliquant ici pour connaître la prochaine date de notre atelier Logement social: HLM / COOP / OBNL.

